Six priorités pour construire le système financier d'un monde durable

Date de publication: 4 décembre 2017

Suite à la crise de 2008, le G20 a concentré son agenda de réforme financière sur la perspective prudentielle : « faire en sorte que la finance ne fasse plus de mal à la société ». Dix ans après, la dynamique autour de la finance durable repose la question plus fondamentale du rôle sociétal de la finance. Les dirigeants du monde entier ont convenu d'objectifs collectifs ambitieux comme l'Accord de Paris et, plus largement, les Objectifs de développement durable. Chacun reconnaît l'urgence de rediriger les flux financiers pour atteindre ces objectifs.

Cependant, beaucoup feignent d'ignorer le fait que la transformation du système financier au cours des trois dernières décennies – parfois appelée la financiarisation de l'économie – a largement contribué à l'accélération des dégradations environnementales, à l'augmentation des inégalités et à l'affaiblissement des standards de protection sociale. L'ambition de faire de la finance un vecteur de transition vers une économie durable implique donc une révolution copernicienne : pour que la finance devienne vraiment durable, il nous faut repenser ses évolutions récentes ainsi que ses relations à la société et à l'économie. En un mot la finance doit cesser d'être le maître pour redevenir le serviteur qu'elle a longtemps été.

Ce deux-page résume notre position sur la finance durable.

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